Tuile canal ancienne sous lichens blancs — maison de ville près du port
Saint-Jean-de-Luz — centre historique, rue du Midi 74 m² Tuile canal terre cuite, pose d'origine estimée années 1930
Ce que le relevé a montré
Maison de ville à deux pas du port, dans le périmètre protégé. Le pan ouest, face à la baie, était couvert à plus de 60 % de plaques de lichens blancs incrustés ; le pan est, côté cour, portait une mousse classique dans les recouvrements. Quatre tuiles de courant fendues laissaient suinter l'eau sur la volige, avec une auréole visible au plafond d'une chambre. La propriétaire craignait qu'un nettoyage ne modifie l'aspect du toit, visible depuis la rue.
Ce que nous avons fait
Relevé préalable remis avec fiche procédé pour mémoire ABF. Nacelle positionnée au petit matin avec autorisation de voirie. Double passage vapeur sur le pan ouest — 150 °C, 70 bars, second passage lent pour décoller les thalles morts — et passage simple côté cour. Remplacement des quatre tuiles fendues par des tuiles canal de récupération patinées, choisies une à une. Hydrofuge pénétrant dosé à 0,36 L/m², fini mat. Curage complet des gouttières havraises.
Ce que ça a donné
Le rouge d'origine est réapparu sans aucune trace de décapage, et les tuiles de remplacement sont indétectables depuis la rue. L'auréole intérieure a séché en trois semaines sans réapparaître. Test de la goutte positif sur les deux pans. La propriétaire a transmis le dossier photo à la mairie à titre d'information — aucune remarque en retour.
Ferme labourdine de 215 m² — mousse épaisse et faîtage descellé
Saint-Jean-de-Luz — Acotz, chemin des plages 215 m² Tuile canal sur pente douce, ferme labourdine agrandie
Ce que le relevé a montré
Grande ferme labourdine entre la route des plages et les premiers champs d'Acotz, exposée aux vents de noroît. Le pan nord portait un matelas de mousse de 3 à 5 cm continu sur le tiers bas, au point que les tuiles de courant commençaient à se déchausser sous le poids gorgé d'eau. Le faîtage scellé au mortier montrait trois éléments descellés par les tempêtes d'hiver. Les propriétaires avaient renoncé au karcher sur conseil de leur couvreur, la pose sans fixation ne le supportant pas.
Ce que nous avons fait
Chantier organisé sur trois jours avec échelles de couvreur en quinconce sur les deux pans — aucun appui direct sur les tuiles. Pré-dégagement manuel des plaques de mousse les plus épaisses pour ne pas saturer les gouttières, puis vapeur à 80 bars en passes lentes, recouvrements compris. Rescellement des trois éléments de faîtage au mortier bâtard teinté. Hydrofuge en deux passes croisées, dosage renforcé sur le pan nord. Pose de crapaudines aux quatre naissances.
Ce que ça a donné
Dix-sept sacs de débris végétaux évacués. Les tuiles déchaussées se sont réassises naturellement une fois la surcharge de mousse retirée — huit pièces seulement ont dû être remplacées sur plus de six mille. Contrôle à six mois : aucune repousse, écoulement parfait aux quatre descentes. Les propriétaires ont pris le passage d'entretien annuel d'automne pour les gouttières.
Villa années 60 à Urdazuri — tuile mécanique noircie et gouttières saturées
Saint-Jean-de-Luz — Urdazuri, rive droite de la Nivelle 96 m² Tuile mécanique terre cuite (1964)
Ce que le relevé a montré
Villa de lotissement proche de la Nivelle, dans la zone des brouillards matinaux de fond de vallée. Couverture uniformément noircie par un voile d'algues, mousse installée dans les canaux verticaux des tuiles mécaniques, gouttières saturées de sédiments au point que l'eau débordait contre le mur pignon — traces vertes sur l'enduit et menuiserie de la porte de service déformée par l'humidité.
Ce que nous avons fait
Vapeur à 90 bars adaptée à la tuile mécanique dense, en suivant les canaux de haut en bas, rendement 40 m²/h. Curage des gouttières à la main puis à l'aspirateur — près de 30 kg de sédiments retirés — et test d'écoulement à l'eau claire. Hydrofuge dosé à 0,30 L/m². Conseil annexe : rabattre la haie de lauriers qui maintenait l'ombre sur le pignon nord.
Ce que ça a donné
La couverture a retrouvé son rouge-brun d'origine en une journée de chantier. Plus aucun débordement depuis, y compris lors des gros épisodes pluvieux d'automne. Les traces vertes du pignon, nettoyées par le propriétaire après nos travaux, ne sont pas réapparues — signe que la cause, le débordement, est bien traitée.
Toiture d'ardoise d'une villa de la corniche — entretien avant mise en vente
Ciboure — quartier de la pointe de Socoa 132 m² Ardoise naturelle sur charpente traditionnelle (villa 1910)
Ce que le relevé a montré
Villa de bord de corniche exposée plein ouest, en première ligne des embruns. Lichens gris incrustés sur la moitié inférieure des pans ouest, quelques ardoises fissurées, crochets inox mélangés à d'anciens crochets galvanisés rouillés qui laissaient des coulures orange sur l'ardoise. Les propriétaires préparaient la vente et voulaient présenter une couverture saine sans engager une réfection.
Ce que nous avons fait
Protocole ardoise : pression abaissée à 55 bars, température maintenue à 150 °C, lance en incidence rasante pour ne jamais attaquer le feuilletage. Travail intégral depuis échelles de toit à crochets. Remplacement de neuf ardoises fissurées au crochet inox. Les coulures de rouille ont été atténuées à la vapeur basse pression — sans produit, pour ne pas tacher davantage. Relevé final remis comme état de couverture pour le dossier de vente.
Ce que ça a donné
Pans ouest débarrassés des lichens, ardoise gris-bleu homogène retrouvée. Aucune ardoise cassée pendant le chantier. Le diagnostic zinguerie joint au dossier de vente a été repris tel quel par le notaire ; la vente s'est conclue sans négociation sur l'état du toit — c'était précisément l'objectif.
Maison de village au pied de la Rhune — recolonisation express après karcher
Ascain — cœur du village, près du fronton 108 m² Tuile canal à emboîtement (rénovation 2009)
Ce que le relevé a montré
Maison de village rénovée, toiture de 2009 pourtant déjà verte : un nettoyage haute pression effectué deux ans plus tôt par une entreprise de passage avait décapé la surface des tuiles, et la mousse était revenue plus dense qu'avant, nourrie par les brouillards qui stagnent au pied de la Rhune. Les propriétaires doutaient que quoi que ce soit puisse tenir dans ce micro-climat.
Ce que nous avons fait
Vapeur à 75 bars en passes lentes, recouvrements traités au jet incliné. Hydrofuge appliqué à saturation en deux passes croisées — dosage porté à 0,38 L/m² pour compenser la porosité ouverte par l'ancien karcher. Préconisation d'élagage du chêne débordant sur le pan est, suivie d'effet par les propriétaires. Contrôle visuel programmé à deux ans au lieu de trois, comme pour tous nos chantiers des villages de la Rhune.
Ce que ça a donné
Au contrôle des deux ans : aucune repousse de mousse, effet perlant intact malgré deux hivers particulièrement arrosés. La porosité créée par le karcher est neutralisée par l'hydrofuge tant que celui-ci est entretenu — les propriétaires sont prévenus que le cycle de renouvellement sera ici de six à sept ans, pas de dix.